23.02.2010
Comics? Plutôt sérieux, en fait!
Les comics, comme les mangas, sont bien souvent assimilés à de la bande dessinée pour geek attardé en mal de reconnaissance. En gros, pour 80% de la planète, si vous lisez l'un de ces courants littéraires illustrés, vous êtes un gros gogol frustré qui se lave rarement et qui hurle "Staarouaars" durant ses rêves humides. Et comme dans la plupart des cas, 80% de la population vient de balayer d'un revers de la main toute la portée historique et socioligique de ces oeuvres-là. Je ne vais pas m'attarder sur ce sujet qui fera l'objet d'un article ultérieur. Non. J'ai pas le temps, et du travail, et la flemme...
En fait, au travers de cette note, je vais parler de 2 comics adultes qui à travers leur pitch, analysent, décortiquent et réinterprètent notre société, nos valeurs et notre perception de l'humanité.

Y, the last man (Y, le dernier homme pour les deux du fond qui ronflaient pendant les cours d'anglais)
Le postulat est simple: suite à un événement inexpliqué, Yorick, un jeune presque trentenaire (oui, 30 ans, c'est jeune!) devient le seul survivant d'un monde où les mammifères de chromosome Y se sont éteints simultanément. Face à cette catastrophe, qui met en péril l'existence même de la race humaine, Yorick, accompagné d'un agent du gouvernement appelé 355 et du Dr Mann, une généticienne, va tenter de percer le secret de cet événement, de trouver une solution au problème et de rejoindre sa fiancée coincée en Australie.
Si Y, the last man, est fait pour les geeks, les références à la culture populaire y étant légion, l'histoire s'attarde sur une société qui voit ses valeurs inversées, à l'espoir ténu et qui s'intéresse fortement à la place de la femme dans la société. Le titre à ce sujet est en partie trompeur puisque davantage que Yorick, se sont les femmes qui sont les héroïnes de cette histoire. A travers le regard un peu naïf, un peu idiot de Yorick, se sont toutes les actions de ces femmes (enfin) libérées des hommes que l'on va suivre, de celles qui tentent de changer totalement de vie à celles qui sont enfermées dans une tradition désormais obsolète. Si le dessin est un peu old-school et statique, les personnages deviennent vite attachants et les références au monde actuel permettent d'ancrer cette uchronie dans notre réalité. Une oeuvre si ce n'est incontournable, à regarder attentivement.
Walking Dead (Morts qui marchent toujours pour les deux du fond, même si le titre est conservé dans la version française)
Beaucoup plus sombre que les tribulations de Yorick, Walking Dead reprend un thème propres aux films d'horreurs, celui des zombies! Et force est d'admettre que les auteurs ont bien appris leur leçon. Loin d'être une parodie ou concentré de clichés comme peut l'être High school of the dead, cette oeuvre s'attarde sur le côté dépressif d'un monde où les morts marcheraient à nouveau dans le seul but de manger les vivants. Un monde où la survie est le maître-mot et où les frontières morales sont constamment redéfinies. A travers le parcours de Rick, on se questionne sur les notions de liberté, de communauté, de pardon, de confiance et de famille. Si le comic s'inspire fortement de l'oeuvre de Romero, elle s'en détache vite par sa dureté et par la liberté d'action que permet le format papier. Personne n'est à l'abri, pas même le héros, ce qui ajoute encore au sentiment de danger constant qui transpire tout le long de l'ouvrage. Un must incontournable pour les amateurs d'horreur, de zombies ou simplement de questionnements sur la condition humaine. La bonne nouvelle c'est que Franck Darabont se charge personnellement de la mise en oeuvre de la série télé et, après avoir vu The Mist, il ne fait aucun doute que le bonhomme a les épaules nécessaires pour mener à bien ce projet.
16:37 Publié dans Bande dessinée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : walking dead, y the last man, bande dessinée, comics
Le travail, c'est la santé...
It's aliiive!
Eh oui, pour garder les bonnes habitudes, j'ai laissé un trou de quasimment une année sur ce blog. La raison? Du travail, des activités, une vie et beaucoup de paresse et des difficultés à coucher sur le clavier ma nouvelle collegue les ressentis des films, bandes dessinnées, mangas, jeux et livres consommés durant cette période de sécheresse bloguistique.
Mais qu'à cela ne tienne, me voilà de retour pour vous jouer un mauvais tour. Durant les notes suivantes, je vais donner mon ressenti sur un peu de tout et beaucoup de rien. A ceux qui suivent... Bonne lecture.
15:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.02.2009
Le Berceau de la mort
Quand la beauté formelle soutient un scénario touchant!
The Fountain
Une fois n'est pas coutume, je commence cette critique par les détails pour revenir ensuite sur l'histoire...
The Fountain, c'est une musique, celle de Clint Mansell (Requiem for a Dream) qui signe ici une partition à la fois rythmée et envoûtante. Les violons intriguent, le piano séduit et le thème revient sans cesse soulignant le cycle des trois histoires qui composent le film. Un album à posséder, qu'on ait vu ou pas le film.
The Fountain, c'est aussi une maîtrise des effets spéciaux et du décor absolument bluffante. Peu de lieux visités, mais tous portant une empreinte bien définie, une atmosphère propre. Bien que sombres, les décors possèdent toujours une source de lumière signe d'un espoir présent. Que ce soit dans la bulle de l'Arbre de vie, dans le laboratoire ou dans la Pyramide. Cela confère au métrage une ambiance féérique qui aide à l'introspection de l'histoire.
L'Histoire, donc:
Trois époques différentes- une seule histoire d'amour. Trois époques?
Spoiler: En fait de trois époques, le récit se passe uniquement au présent, le passé étant l'histoire écrite par Izzy sur son amour et le futur étant la conscience de Thomas. Qui sont Izzy et Thomas? Il s'agit du couple formé par Rachel Weisz et Hugh Jackman à l'écran. Elle est atteinte d'une tumeur au cerveau qui met peu à peu fin à ses jours, Lui est chercheur et tente de trouver un remède à la maladie de l'être aimé. Ils font partie de l'instant présent. L'histoire du passé n'est autre que le livre qu'écrit Izzy, symbolisant leur amour, mais surtout devant permettre à Thomas de faire le deuil. Enfin la bulle du futur, représente le cheminement intérieur de Thomas qui appréhende les événements.
Si les thèmes ne sont pas neufs (acceptation de la mort, recherche d'immortalité, survie de l'amour), la manière de les mettre en scène est différente. Touchante comme ne l'a jamais été Rachel Weisz auparavant, émouvant comme le jeu d'Hugh Jackman. Les scènes du présent, du passé et du futur se croisent et se répondent pour nous amener à la fin d'un voyage magique. Les yeux se mouillent, les images nous hantent, la musique nous transporte.
The Fountain que l'on aime ou que l'on déteste, tout dépend du degré d'investissement dans le film. En ce qui me concerne, vous aurez deviné que ce film m'a fait pleurer comme jamais...
Note Chef d'oeuvre/6
15:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : the fountain, hugh jackman, rachel weisz

